Recherche, régulation du droit

Comment le CNFEL régule le marché de la formation

Entre 1993 et 2016, l’agrément ne repose pas sur une doctrine immuable. Il résulte de relations mouvantes entre le Conseil, le ministère de l’Intérieur et les organismes, de modèles successifs de régulation et d’un traitement différencié selon le statut des demandeurs.

Infographie, archives du CNFEL

Deux mille six dossiers, deux moments du contrôle

Les données couvrent sept mandats du Conseil. Les résultats généraux réunissent les premières demandes et les renouvellements. Les lectures suivantes les distinguent afin de comparer l’accès initial à l’agrément et son maintien.

2 006dossiers examinés au total
1 175dossiers de première demande
831dossiers de demande de renouvellement
119réunions du Conseil, avec 51,3 % de présence moyenne

Dossiers acceptés57,7 %1 157 dossiers
Dossiers refusés38,3 %769 dossiers
Dossiers reportés4,0 %80 dossiers
Dossiers sauvés96par le ministère après un refus

Lecture 01

Deux taux d’acceptation très différents

Dossiers acceptés
Dossiers refusés
Dossiers reportés

Période étudiée, 1994 à 2016. Chaque barre représente cent pour cent des dossiers du type indiqué.

37,8 points d’écart séparent les taux d’acceptation. Le contrôle est nettement plus sélectif au moment de la première demande que lors du renouvellement.

Lecture 02

Le ministère intervient surtout au commencement

Nombre de dossiers sauvés par le ministère, répartis selon le statut de l’organisme. Le pourcentage placé au sommet de chaque colonne indique la part des refus du CNFEL finalement agréés. Les deux types de dossiers sont réunis.

AssociationsEntreprisesÉtablissements publicsStatut non renseigné
31,0 %48 dossiers

1er mandat1994 à 1997

7,8 %8 dossiers

2ème mandat1998 à 2001

8,9 %8 dossiers

3ème mandat2002 à 2004

7,0 %5 dossiers

4ème mandat2005 à 2007

7,5 %7 dossiers

5ème mandat2008 à 2010

5,3 %5 dossiers

6ème mandat2011 à 2013

9,1 %15 dossiers

7ème mandat2014 à 2016

48 des 96 dossiers sauvés le sont pendant le premier mandat. Sur toute la période, le ministère sauve 11,0 % des premières demandes refusées et 19,1 % des renouvellements refusés. Les associations sont les organismes les plus souvent sauvés, avec 35 premières demandes et 11 renouvellements, devant les établissements publics, avec 18 premières demandes et 9 renouvellements, puis les entreprises, avec 15 premières demandes et 7 renouvellements. Un dossier de première demande sauvé n’est pas ventilé par statut dans le tableau source.

Lecture 03

Trois profils d’acceptation selon le statut

Taux d’acceptation des dossiers sur la période 1994 à 2016.

Associations

Dossier de première demande55,9 %
Dossier de demande de renouvellement86,4 %

Entreprises

Dossier de première demande31,6 %
Dossier de demande de renouvellement67,0 %

Établissements publics

Dossier de première demande45,3 %
Dossier de demande de renouvellement72,7 %

Les associations obtiennent les taux d’acceptation les plus élevés dans les deux procédures. Les entreprises restent les plus sévèrement sélectionnées, particulièrement lors de leur première demande.

Lecture 04

L’évolution des décisions du CNFEL

Pour chaque procédure, le graphique principal présente l’ensemble des décisions, puis le graphique complémentaire précise les taux d’acceptation selon la nature des organismes.

Graphique principal

Dossiers de première demande

Évolution de l’ensemble des décisions entre 1994 et 2016, tous les organismes étant réunis.

42,0 %acceptés53,4 %refusés4,5 %reportés
Dossiers acceptésDossiers refusésDossiers reportés
Décisions sur les dossiers de première demandeTaux d’acceptation, de refus et de report des dossiers de première demande pendant les sept mandats, de 1994 à 2016.100 %75 %50 %25 %0 %Dossiers acceptés, 37,5 %Dossiers acceptés, 34,8 %Dossiers acceptés, 39,0 %Dossiers acceptés, 56,6 %Dossiers acceptés, 54,9 %Dossiers acceptés, 42,1 %Dossiers acceptés, 36,0 %37,5 %34,8 %39,0 %56,6 %54,9 %42,1 %36,0 %Dossiers refusés, 57,7 %Dossiers refusés, 56,0 %Dossiers refusés, 54,4 %Dossiers refusés, 41,3 %Dossiers refusés, 38,9 %Dossiers refusés, 53,4 %Dossiers refusés, 64,0 %57,7 %56,0 %54,4 %41,3 %38,9 %53,4 %64,0 %Dossiers reportés, 4,9 %Dossiers reportés, 9,2 %Dossiers reportés, 6,6 %Dossiers reportés, 2,1 %Dossiers reportés, 6,2 %Dossiers reportés, 4,5 %Dossiers reportés, 0,0 %4,9 %9,2 %6,6 %2,1 %6,2 %4,5 %0,0 %1er mandat1994 à 19972ème mandat1998 à 20013ème mandat2002 à 20044ème mandat2005 à 20075ème mandat2008 à 20106ème mandat2011 à 20137ème mandat2014 à 2016
Déclinaison par statut d’organismeLe graphique suivant porte uniquement sur les taux d’acceptation des dossiers de première demande. Il précise les écarts entre associations, entreprises et établissements publics.
AssociationsEntreprisesÉtablissements publics

Dossiers acceptés de première demande

Le contrôle de l’entrée reste durablement plus favorable aux associations.

Taux d’acceptation des dossiers de première demande Évolution des taux d’acceptation des associations, des entreprises et des établissements publics pendant sept mandats. 100 %75 %50 %25 %0 % Associations, 52,8 %Associations, 50,0 %Associations, 61,4 %Associations, 76,2 %Associations, 54,8 %Associations, 53,1 %Associations, 48,9 %52,8 %50,0 %61,4 %76,2 %54,8 %53,1 %48,9 % Entreprises, 18,8 %Entreprises, 23,1 %Entreprises, 18,8 %Entreprises, 43,9 %Entreprises, 52,3 %Entreprises, 32,4 %Entreprises, 28,8 %18,8 %23,1 %18,8 %43,9 %52,3 %32,4 %28,8 % Établissements publics, 22,5 %Établissements publics, 39,5 %Établissements publics, 50,0 %Établissements publics, 68,4 %Établissements publics, 71,4 %Établissements publics, 53,8 %Établissements publics, 52,0 %22,5 %39,5 %50,0 %68,4 %71,4 %53,8 %52,0 % 1er mandat1994 à 19972ème mandat1998 à 20013ème mandat2002 à 20044ème mandat2005 à 20075ème mandat2008 à 20106ème mandat2011 à 20137ème mandat2014 à 2016
Graphique principal

Dossiers de demande de renouvellement

Évolution de l’ensemble des décisions entre 1994 et 2016, tous les organismes étant réunis. Les résultats du premier mandat sont intégrés au deuxième.

79,8 %acceptés17,0 %refusés3,2 %reportés
Dossiers acceptésDossiers refusésDossiers reportés
Décisions sur les dossiers de demande de renouvellementTaux d’acceptation, de refus et de report des dossiers de demande de renouvellement. Les résultats du premier mandat sont regroupés avec ceux du deuxième mandat.100 %75 %50 %25 %0 %Dossiers acceptés, 65,5 %Dossiers acceptés, 84,9 %Dossiers acceptés, 89,5 %Dossiers acceptés, 78,6 %Dossiers acceptés, 79,4 %Dossiers acceptés, 80,8 %65,5 %84,9 %89,5 %78,6 %79,4 %80,8 %Dossiers refusés, 20,2 %Dossiers refusés, 13,4 %Dossiers refusés, 9,7 %Dossiers refusés, 19,3 %Dossiers refusés, 18,3 %Dossiers refusés, 19,2 %20,2 %13,4 %9,7 %19,3 %18,3 %19,2 %Dossiers reportés, 14,3 %Dossiers reportés, 1,7 %Dossiers reportés, 0,8 %Dossiers reportés, 2,1 %Dossiers reportés, 2,4 %Dossiers reportés, 0,0 %14,3 %1,7 %0,8 %2,1 %2,4 %0,0 %2ème mandat1994 à 2001 regroupés3ème mandat2002 à 20044ème mandat2005 à 20075ème mandat2008 à 20106ème mandat2011 à 20137ème mandat2014 à 2016
Déclinaison par statut d’organismeLe graphique suivant porte uniquement sur les taux d’acceptation des dossiers de demande de renouvellement. Il précise les écarts entre associations, entreprises et établissements publics.
AssociationsEntreprisesÉtablissements publics

Dossiers acceptés de demande de renouvellement

Une fois l’agrément obtenu, les taux d’acceptation restent élevés, mais les écarts entre statuts ne disparaissent pas.

Taux d’acceptation des dossiers de demande de renouvellement Évolution des taux d’acceptation des associations, des entreprises et des établissements publics du deuxième au septième mandat, les données du premier mandat étant regroupées avec celles du deuxième. 100 %75 %50 %25 %0 % Associations, premier et deuxième mandats regroupés, 70,1 %Associations, 93,6 %Associations, 92,7 %Associations, 86,4 %Associations, 84,1 %Associations, 92,8 %70,1 %93,6 %92,7 %86,4 %84,1 %92,8 % Entreprises, premier et deuxième mandats regroupés, 33,3 %Entreprises, 76,2 %Entreprises, 75,0 %Entreprises, 64,6 %Entreprises, 73,2 %Entreprises, 66,7 %33,3 %76,2 %75,0 %64,6 %73,2 %66,7 % Établissements publics, premier et deuxième mandats regroupés, 70,6 %Établissements publics, 60,0 %Établissements publics, 94,4 %Établissements publics, 73,5 %Établissements publics, 75,0 %Établissements publics, 65,2 %70,6 %60,0 %94,4 %73,5 %75,0 %65,2 % 2ème mandat1994 à 2001 regroupés3ème mandat2002 à 20044ème mandat2005 à 20075ème mandat2008 à 20106ème mandat2011 à 20137ème mandat2014 à 2016

Pour les dossiers de demande de renouvellement, les données du premier mandat sont regroupées avec celles du deuxième mandat afin de rendre les courbes plus lisibles et de limiter l’effet d’effectifs trop faibles.

Lecture 05

La composition générale des motifs de refus

Répartition des mentions relevées pendant l’ensemble des sept mandats.

Offre inadaptée aux élus28,8 %

Offre trop spécialisée19,6 %

Statuts inadaptés12,1 %

Moyens insuffisants8,0 %

Activité insuffisante7,9 %

Prix trop élevés6,6 %

Autres motifs17,0 %

Un même dossier peut recevoir plusieurs motifs. Le camembert présente donc la part de chaque motif parmi l’ensemble des mentions, et non la part des dossiers refusés.

Lecture 06

Des motifs de refus inégalement distribués selon les organismes

Période étudiée, 1994 à 2016. Nombre de mentions pour cent dossiers refusés. L’échelle est identique pour les trois groupes.

Associations

209 dossiers refusés

Offre inadaptée aux élus43,5
Offre trop spécialisée25,4
Statuts inadaptés22,5
Moyens insuffisants21,5

Entreprises

457 dossiers refusés

Offre inadaptée aux élus54,0
Offre trop spécialisée41,8
Statuts inadaptés21,0
Prix trop élevés14,7

Établissements publics

104 dossiers refusés

Offre inadaptée aux élus52,9
Activité insuffisante21,2
Offre trop spécialisée20,2
Statuts inadaptés20,2

Les entreprises sont plus souvent refusées pour l’inadaptation et la spécialisation de leur offre. L’activité insuffisante distingue davantage les établissements publics, tandis que les moyens insuffisants apparaissent plus fréquemment dans les refus associatifs.

Lecture 07

Les membres successifs du CNFEL

Composition du Conseil par mandat, de 1994 à 2016. Le secrétariat administratif est présenté séparément et n’est pas comptabilisé parmi les membres.

20membres dans la première composition
24membres à partir du deuxième mandat
3membres présents dans les sept compositions

Présents dans les sept compositions

Pierre BourguignonClaude MiqueuThierry Chandernagor

Collège des élusPersonnalités qualifiéesSecrétariat administratifEntrée ou retour depuis le mandat précédent

Ouvrez un mandat pour retrouver le siège ou la qualification de chaque membre, ainsi que les fonctions indiquées dans le document source.

1er mandat1994 à 199720 membresComposition fondatrice

Collège des élus12 membres

Communes de moins de 500 habitants
Alain VasselleMaire d'Ourcel Maison (RPR) Conseiller général de l'Oise (1974 à 2015)Jean VoironMaire d'Essert Romand (RPR) Membre du Conseil Supérieur de la Fonction Publique (1993 à 1997)
Communes de 500 à 999 habitants
François PaourMaire de Saint Bernard, (RPR) Président de la Fédération Nationale des Maires Ruraux (1983 à 1999)Claude TerouinardMaire de Châtillon en Dunois (RPR) Conseiller général d’Eure et Loir (depuis 1999)
Communes de 1 000 à 3 499 habitants
Marie Thérèse AlgunoMaire de Saint Fulgent (DVD) Conseiller général de Vendée, Conseiller régional des Pays de la LoirePatrick TournantMaire de Foëcy (PCF)
Communes de 3 500 à 9 999 habitants
Claude MiqueuMaire de Vic en Bigorre (DVG) Député des Hautes Pyrénées (1988 à 1993), Conseiller général des Hautes Pyrénées (1979 à 2015), maître de conférences à l’École Nationale de formation agronomique de Toulouse
Communes de 10 000 à 99 999 habitants
Pierre BourguignonMaire de Sotteville lès Rouen (PS) Député de Seine Maritime (1981 à 1986, 1988 à 1993, 1997 à 2012), Conseiller Régional de Haute Normandie (1986 à 1989), président de l'Association des Maires de Villes et Banlieues de France (1993 à 2008)
Communes de 100 000 habitants et plus
Gilles de RobienMaire d'Amiens (UDF) Député de la Somme (1986 à 2002), Conseiller régional de Picardie (1992), membre du bureau politique de l'UDF, président du groupe parlementaire de l'UDF à l'Assemblée Nationales (1995 à 1997)
Conseils généraux
Joël BourdinConseiller général de l'Eure (RPR) Sénateur de l'Eure (1989 à 2014), maire de Bernay (1983 à 2003)Thierry ChandernagorPrésident du Conseil Général de la Creuse (PS) Maire de Mortroux (1989 à 2008)
Conseils régionaux
Marc CensiPrésident du Conseil Régional de Midi Pyrénées (RPR) Maire de Rodez (1983 à 2008)

Personnalités qualifiées8 membres

Conseil d’État
Marcel PochardMaître des requêtes
Cour des comptes
Pierre PaugamConseiller maître
Universités
Georges DupuisProfesseur à l'université Paris IYves MenyProfesseur à l'université Paris ISerge RegourdProfesseur à l'université de ToulousePierre SadranDirecteur de l'institut d'études politiques de Bordeaux
Experts
Christian CarrièrePrésident de l'Association Nationale des Directeurs et Assimilés d'associations de Maires (RPR)Jean Luc RiethmullerPrésident de l'Union des conseillers généraux de France. (UDF) Maire d'Essey lès Nancy (1989 à 2001), Conseiller général de Meurthe et Moselle (1982 à 2001)

Secrétariat administratif

Direction généraleMichel Thenault

Sous directionDanièle Gozard

Chef de bureauPatrick Birolleau

Adjoint au chef de bureauFrançoise Masson

Élus locauxSylvie Fostier

Chargée de missionMonique Laroche

2ème mandat1998 à 200124 membres14 entrées

Collège des élus12 membres

Communes de moins de 500 habitants
Marc LefèvreMaire de Le Plessier sur Saint JustJean VoironMaire d'Essert Romand (RPR) Membre du Conseil Supérieur de la Fonction Publique (1993 à 1997)
Communes de 500 à 999 habitants
Alain RousseauMaire de St Hilaire de, Court (PCF)Claude TerouinardMaire de Châtillon en Dunois (RPR) Conseiller général d’Eure et Loir (depuis 1999)
Communes de 1 000 à 3 499 habitants
Marie Thérèse AlgunoMaire de Saint Fulgent (DVD) Conseiller général de Vendée, Conseiller régional des Pays de la LoireFrançois PaourMaire de Saint Bernard, (RPR) Président de la Fédération Nationale des Maires Ruraux (1983 à 1999)
Communes de 3 500 à 9 999 habitants
Claude MiqueuMaire de Vic en Bigorre (DVG) Ancien député des Hautes Pyrénées (1988 à 1993), Conseiller général des Hautes Pyrénées (1979 à 2015), maître de conférences à l’École Nationale de formation agronomique de Toulouse
Communes de 10 000 à 99 999 habitants
Pierre BourguignonMaire de Sotteville lès Rouen (PS) Député de Seine Maritime (1981 à 1986, 1988 à 1993, 1997 à 2012), Conseiller Régional de Haute Normandie (1986 à 1989), président de l'Association des Maires de Villes et Banlieues de France (1993 à 2008)
Communes de 100 000 habitants et plus
Guy FrancoAdjoint au maire de Toulouse (UDF) Directeur fondateur de l'École supérieure des cadres interprètes traducteurs de l'Université de Toulouse Le Mirail (en 1969)
Conseils généraux
Bernard BouchereauVice Président du conseil général de la Charente Maritime (UMP)Maurice MorinVice président du conseil général de la Drôme (UDF)
Conseils régionaux
Marc CensiPrésident du Conseil Régional de Midi Pyrénées (RPR) Maire de Rodez (1983 à 2008)

Personnalités qualifiées12 membres

Conseil d’État
Laurent TouvetMaître des requêtes Adjoint au maire de Montbard (1995 à 2001), Directeur générale du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (2001 à 2004)
Cour des comptes
Bruno RémondConseiller maître Adjoint au maire de Cachant (1992 à 2014), Enseignant à l’Institut d’études politiques de Paris
Universités
Jacques MoreauProfesseur de droit public à l’Université de Paris II AssasJean Claude NemeryProfesseur de droit public à l’Université de ReimsSerge RegourdProfesseur de droit public à l'Université de ToulouseJean Bernard AubyProfesseur de droit public à l'Université Paris II Assas
Experts
Jean François GrandbastienInspecteur général de l’Education NationaleThierry ChandernagorMaire de Mortroux (1989 à 2008) (PS) Ancien président du Conseil Général de la CreuseJean François KeslerProfesseur des universités à l’UFR de droit de la Sorbonne Conseiller municipal de Nevers (PS) (1989 à 1995)Jean ProveuxMaître de conférences en géographie Ancien député PS d’Indre et Loire (1981 à 1993), ancien conseiller général d’Indre et Loire (1979 à 1985), ancien conseiller municipal de Joué lès Tours (1983 à 1995)Liliane RicalensJournaliste Ancienne rédactrice en Chef du Bulletin des élus locaux (jusqu’en 1999)Jean Luc RiethmullerPrésident de l'Union des conseillers généraux de France (UDF) Ancien maire d’Essey lès Nancy (1978 à 2001)

Secrétariat administratif

Direction généraleDidier Lallement

Sous directionPaul Peny

Chef de bureauMarthe Steffann

Adjoint au chef de bureauMonique Laroche

Secrétariat du ConseilDominique Pichot

Secrétariat du ConseilIsabelle Guérin

3ème mandat2002 à 200424 membres13 entrées

Collège des élus12 membres

Communes de moins de 500 habitants
Jean Claude OpecMaire de Pusy et Epenoux (DVG)Vanick BerberianMaire de Gargilesse Dampierre (Modem) Membre de l’Association des maires ruraux de France et futur Président
Communes de 500 à 999 habitants
Alain RousseauMaire de St Hilaire de, Court (PCF)Claude TerouinardMaire de Châtillon en Dunois (RPR) Conseiller général d’Eure et Loir (depuis 1999)
Communes de 1 000 à 3 499 habitants
Marie France Le BozecMaire de la Ferrière aux Etangs (UDF)Pierre Yves CollombatMaire de Figanières (PS) Conseiller général du Var (1992 à 2015), futur Sénateur communiste du Var (depuis 2004)
Communes de 3 500 à 9 999 habitants
Claude MiqueuMaire de Vic en Bigorre (DVG) Ancien député des Hautes Pyrénées (1988 à 1993), Conseiller général des Hautes Pyrénées (1979 à 2015), maître de conférences à l’École Nationale de formation agronomique de Toulouse
Communes de 10 000 à 99 999 habitants
Pierre BourguignonMaire de Sotteville lès Rouen (PS) Député de Seine Maritime (1981 à 1986, 1988 à 1993, 1997 à 2012), Conseiller Régional de Haute Normandie (1986 à 1989), président de l'Association des Maires de Villes et Banlieues de France (1993 à 2008)
Communes de 100 000 habitants et plus
Jean Louis SchneiterMaire de Reims (UDF) Ancien député de la Marne (1978 à 1981)
Conseils généraux
Philipe BoennecVice Président du conseil général de Loire Atlantique (UMP) Maire de Pornic (1993 à 2014), futur député de Loire Atlantique (2007 à 2012)Bernard BouchereauVice Président du conseil général de la Charente Maritime (UMP)
Conseils régionaux
Elisabeth MorinVice Présidente du Conseil Régional de Poitou Charentes (UMP) Future députée européenne (2007 à 2019), première questrice du Parlement européen (2014 à 2019)

Personnalités qualifiées12 membres

Conseil d’État
Edouard PhilippeMaître des requêtes Futur maire UMP du Havre (2010 à 2017), Futur député (2012 à 2017) Futur premier ministre (depuis 2017)
Cour des comptes
Bruno RémondConseiller maître Adjoint au maire de Cachant (1992 à 2014), Enseignant d’études politiques de Paris
Universités
Maurice BourjolDoyen de la faculté de droit de ToursTanneguy LarzulDirecteur de l’institut d’études politiques de Rennes. Futur directeur adjoint du cabinet de l’Éducation Nationale (2009 à 2011)Jean Claude NemeryUniversité de Reims Champagne ArdenneMarcel PiquemalProfesseur honoraire des Universités
Experts
Claudette Brunet LechenaultConseillère régionale de Bourgogne (PRG) Maire de Bouzeron (1977 à 2001), Conseillère générale de Saône et Loire (1986 à 2004), membre du CESE (1994 à 2004)Thierry ChandernagorMaire de Mortroux (1989 à 2008) (PS) Ancien président du Conseil Général de la CreuseMarie Christine de MonteclerJournalisteJean ProveuxMaître de conférences en géographie Ancien député PS d’Indre et Loire (1981 à 1993), ancien conseiller général d’Indre et Loire (1979 à 1985), ancien conseiller municipal de Joué lès Tours (1983 à 1995)Liliane RicalensJournaliste Ancienne rédactrice en Chef du Bulletin des élus locaux (jusqu’en 1999)Jean Luc RiethmullerPrésident de l'Union des conseillers généraux de France (UDF) Ancien maire d’Essey lès Nancy (1978 à 2001)

Secrétariat administratif

Direction généraleDominique Bur

Sous directionEvence Richard

Chef de bureauNathalie Colin

Adjoint au chef de bureauMonique Laroche

Secrétariat du ConseilIsabelle Bouton

Secrétariat du ConseilPatricia Daphné

4ème mandat2005 à 200724 membres11 entrées

Collège des élus12 membres

Communes de moins de 500 habitants
Jean Claude OpecMaire de Pusy et Epenoux (DVG)Vanick BerberianMaire de Gargilesse Dampierre (Modem) Membre de l’Association des maires ruraux de France et futur Président
Communes de 500 à 999 habitants
Alain RousseauMaire de St Hilaire de, Court (PCF)Claude TerouinardMaire de Châtillon en Dunois (RPR) Conseiller général d’Eure et Loir (depuis 1999)
Communes de 1 000 à 3 499 habitants
Marie France Le BozecMaire de la Ferrière aux Etangs (UDF)Yves RomeAdjoint au maire de Bailleuil sur Thérain (PS) Conseiller général de l’Oise (1988 à 2015), Ancien maire de Bailleuil sur Thérain (1989 à 2004), Ancien Député de l’Oise (1997 à 2002), futur Sénateur de l’Oise (2011 à 2017)
Communes de 3 500 à 9 999 habitants
Claude MiqueuMaire de Vic en Bigorre (DVG) Ancien député des Hautes Pyrénées (1988 à 1993), Conseiller général des Hautes Pyrénées (1979 à 2015), maître de conférences à l’École Nationale de formation agronomique de Toulouse
Communes de 10 000 à 99 999 habitants
Pierre BourguignonMaire de Sotteville lès Rouen (PS) Député de Seine Maritime (1981 à 1986, 1988 à 1993, 1997 à 2012), Conseiller Régional de Haute Normandie (1986 à 1989), président de l'Association des Maires de Villes et Banlieues de France (1993 à 2008)
Communes de 100 000 habitants et plus
Jean Louis SchneiterMaire de Reims (UDF) Ancien député de la Marne (1978 à 1981)
Conseils généraux
Laurence PicardConseillère générale de Seine et Marne (UMP) Adjointe au maire de CoulommiersClaude JeannerotPrésident du conseil général du Doubs (PS) Futur sénateur du Doubs (2008 à 2014)
Conseils régionaux
Jacques MeyerVice Présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne (PS)

Personnalités qualifiées12 membres

Conseil d’État
Mathieu HérondartMaître des requêtes (UMP) Futur directeur de cabinet de la garde des sceaux (depuis 2017)
Cour des comptes
Bruno RémondConseiller maître (PS) Adjoint au maire de Cachant (1992 à 2014), Enseignant d’études politiques de Paris
Universités
Maurice BourjolDoyen de la faculté de droit de ToursDominique ChagnollaudProfesseur à l’université Paris IIDominique ReyniéProfesseur à l’institut d’études politiques de Paris Directeur de l’observatoire interrégional du Politique, futur conseiller régional de l’Occitanie (LR)Marcel PiquemalProfesseur honoraire des Universités
Experts
Claudette Brunet LechenaultConseillère régionale de Bourgogne (PRG) Maire de Bouzeron (1977 à 2001), Conseillère générale de Saône et Loire (1986 à 2004), membre du CESE (1994 à 2004)Thierry ChandernagorMaire de Mortroux (1989 à 2008) (PS) Ancien président du Conseil Général de la CreuseGeneviève BroussyConseillère municipale d’Auch (UMP)Philippe GoujonSénateur, Conseiller de Paris (UMP) Député (1993 à 1995 ; 2007 à 2017), futur maire du 15 e arrondissement de Paris (depuis 2008)Danièle PagesPremière adjointe au maire de Perpignan (UMP)Bertrand SabotAdjoint au maire de Meudon. (DVD)

Secrétariat administratif

Direction généraleDominique Bur

Sous directionMichèle Kirry

Chef de bureauClaude Chagnet

Adjoint au chef de bureauMartine Chenaf

Secrétariat du ConseilMarie Paule Shorkar

Secrétariat du ConseilPatricia Boileau

5ème mandat2008 à 201024 membres6 entrées

Collège des élus12 membres

Communes de moins de 500 habitants
Jean Claude OpecMaire de Pusy et Epenoux (DVG)Vanick BerberianMaire de Gargilesse Dampierre (Modem) Membre de l’Association des maires ruraux de France et futur Président
Communes de 500 à 999 habitants
Alain RousseauMaire de St Hilaire de, Court (PCF)Claude TerouinardMaire de Châtillon en Dunois (RPR) Conseiller général d’Eure et Loir (depuis 1999)
Communes de 1 000 à 3 499 habitants
Marie France Le BozecMaire de la Ferrière aux Etangs (UDF)Thierry TassezMaire de Verquin (PS)
Communes de 3 500 à 9 999 habitants
Claude MiqueuMaire de Vic en Bigorre (DVG) Ancien député des Hautes Pyrénées (1988 à 1993), Conseiller général des Hautes Pyrénées (1979 à 2015), maître de conférences à l’École Nationale de formation agronomique de Toulouse
Communes de 10 000 à 99 999 habitants
Pierre BourguignonMaire de Sotteville lès Rouen (PS) Député de Seine Maritime (1981 à 1986, 1988 à 1993, 1997 à 2012), Conseiller Régional de Haute Normandie (1986 à 1989), président de l'Association des Maires de Villes et Banlieues de France (1993 à 2008)
Communes de 100 000 habitants et plus
Jean Louis SchneiterMaire de Reims (UDF) Ancien député de la Marne (1978 à 1981)
Conseils généraux
Laurence PicardConseillère générale de Seine et Marne (UMP) Adjointe au maire de CoulommiersClaude JeannerotPrésident du conseil général du Doubs (PS) Futur sénateur du Doubs (2008 à 2014)
Conseils régionaux
Michèle SabbanVice Présidente du conseil régional d’Ile de France (PS) Future présidente de l’Assemblée des régions d’Europe (2008 à 2013)

Personnalités qualifiées12 membres

Conseil d’État
Sibyle VeilAuditeur Future présidente directrice de Radio France (depuis 2018)
Cour des comptes
Bruno RémondConseiller maître (PS) Adjoint au maire de Cachant (1992 à 2014), Enseignant d’études politiques de Paris
Universités
Maurice BourjolDoyen de la faculté de droit de ToursJacques CaillosseProfesseur de droit public à l’université de Paris IIOlivier DordProfesseur de droit public à l’université de Paris X NanterreMarcel PiquemalProfesseur honoraire des Universités
Experts
Claudette Brunet LechenaultConseillère régionale de Bourgogne (PRG) Maire de Bouzeron (1977 à 2001), Conseillère générale de Saône et Loire (1986 à 2004), membre du CESE (1994 à 2004)Thierry ChandernagorMaire de Mortroux (1989 à 2008) (PS) Ancien président du Conseil Général de la CreuseGeneviève BroussyConseillère municipale d’Auch (UMP)Marcel AstrucMaire de Montpeyroux (UMP)Danièle PagesPremière adjointe au maire de Perpignan (UMP)Bertrand SabotAdjoint au maire de Meudon. (DVD)

Secrétariat administratif

Direction généraleDominique Bur

Sous directionMichèle Kirry

Chef de bureauClaude Chagnet

Adjoint au chef de bureauMartine Chenaf

Secrétariat du ConseilMarie Paule Shorkar

Secrétariat du ConseilPatricia Boileau

6ème mandat2011 à 201324 membres8 entrées

Collège des élus12 membres

Communes de moins de 500 habitants
Vanick BerberianMaire de Gargilesse Dampierre (Modem) Membre de l’Association des maires ruraux de France et futur PrésidentYves CoussainMaire de Teissière lès Boulies (DVD) Député du Cantal (1988 à 2007), ancien conseiller général du Cantal (1985 à 2004)
Communes de 500 à 999 habitants
Jean Claude OpecMaire de Pusy et Epenoux (DVG)Pierre ThomasMaire d’Ygrande (PCF)
Communes de 1 000 à 3 499 habitants
Guy BilloudetMaire de Feillens (DVD)Thierry TassezMaire de Verquin (PS)
Communes de 3 500 à 9 999 habitants
Louis CaseillesMaire de Toulouges (DVG) Maire de Saint Laurent de Cerdans (2014…)
Communes de 10 000 à 99 999 habitants
Pierre BourguignonMaire de Sotteville lès Rouen (PS) Député de Seine Maritime (1981 à 1986, 1988 à 1993, 1997 à 2012), Conseiller Régional de Haute Normandie (1986 à 1989), président de l'Association des Maires de Villes et Banlieues de France (1993 à 2008)
Communes de 100 000 habitants et plus
Michèle Monties CourtoisMaire adjoint de Boulogne Billancourt (UMP) Contrôleur d’Etat au Ministère de l’Economie
Conseils généraux
Claude JeannerotPrésident du conseil général du Doubs (PS) Futur sénateur du Doubs (2008 à 2014)Guy de KersabiecVice président du conseil général du Morbihan (DVD)
Conseils régionaux
Michèle SabbanVice Présidente du conseil régional d’Ile de France (PS) présidente de l’Assemblée des régions d’Europe (2008 à 2013)

Personnalités qualifiées12 membres

Conseil d’État
Pierre ChaubonConseiller d’Etat (DVD) Maire de Nonza (2014 à 2020), Membre de la collectivité de Corse, président de la Communauté de Communes
Cour des comptes
Bruno RémondConseiller maître (PS) Adjoint au maire de Cachant (1992 à 2014), Enseignant d’études politiques de Paris
Universités
Claude MiqueuMaire de Vic en Bigorre (DVG) Ancien député des Hautes Pyrénées (1988 à 1993), Conseiller général des Hautes Pyrénées (1979 à 2015), maître de conférences à l’École Nationale de formation agronomique de ToulouseJacques CaillosseProfesseur de droit public à l’université de Paris IIOlivier DordProfesseur de droit public à l’université de Paris X NanterrePhilippe SueurProfesseur de droit public (UMP) Maire d’Enghien les Bains
Experts
Claudette Brunet LechenaultConseillère régionale de Bourgogne (PRG) Maire de Bouzeron (1977 à 2001), Conseillère générale de Saône et Loire (1986 à 2004), membre du CESE (1994 à 2004)Thierry ChandernagorMaire de Mortroux (1989 à 2008) (PS) Ancien président du Conseil Général de la CreuseGeneviève BroussyConseillère municipale d’Auch (UMP)Marcel AstrucMaire de Montpeyroux (UMP)Danièle PagesPremière adjointe au maire de Perpignan (UMP)Bertrand SabotAncien adjoint au maire de Meudon. (DVD)

Secrétariat administratif

Direction généraleEric Jalon

Sous directionAgnès Reiner

Chef de bureauClaude Chagnet

Secrétariat du ConseilFarida Belbey

Secrétariat du ConseilMargot Bertaud

7ème mandat2014 à 201624 membres6 entrées ou retours

Collège des élus12 membres

Communes de moins de 500 habitants
Vanick BerberianMaire de Gargilesse Dampierre (Modem) Membre de l’Association des maires ruraux de France et futur PrésidentYves CoussainMaire de Teissière lès Boulies (DVD) Député du Cantal (1988 à 2007), ancien conseiller général du Cantal (1985 à 2004)
Communes de 500 à 999 habitants
Jean Claude OpecMaire de Pusy et Epenoux (DVG)Daniel ThouveninMaire de Villorceau ( DVG)
Communes de 1 000 à 3 499 habitants
Guy BilloudetMaire de Feillens (DVD)Thierry TassezMaire de Verquin (PS)
Communes de 3 500 à 9 999 habitants
Louis CaseillesMaire de Toulouges (DVG) Maire de Saint Laurent de Cerdans (2014…)
Communes de 10 000 à 99 999 habitants
Pierre BourguignonMaire de Sotteville lès Rouen (PS) Député de Seine Maritime (1981 à 1986, 1988 à 1993, 1997 à 2012), Conseiller Régional de Haute Normandie (1986 à 1989), président de l'Association des Maires de Villes et Banlieues de France (1993 à 2008)
Communes de 100 000 habitants et plus
Michèle Monties CourtoisMaire adjoint de Boulogne Billancourt (UMP) Contrôleur d’Etat au Ministère de l’Economie
Conseils généraux
Jean Yves GouttebelPrésident du conseil général du Puy de Dôme (DVG)Guy de KersabiecVice président du conseil général du Morbihan (DVD)
Conseils régionaux
Michèle SabbanVice Présidente du conseil régional d’Ile de France (PS) présidente de l’Assemblée des régions d’Europe (2008 à 2013)

Personnalités qualifiées12 membres

Conseil d’État
Pierre ChaubonConseiller d’Etat (DVD) Maire de Nonza (2014 à 2020), Membre de la collectivité de Corse, président de la Communauté de Communes
Cour des comptes
Bruno RémondConseiller maître (PS) Adjoint au maire de Cachant (1992 à 2014), Enseignant d’études politiques de Paris
Universités
Claude MiqueuMaire de Vic en Bigorre (DVG) Ancien député des Hautes Pyrénées (1988 à 1993), Conseiller général des Hautes Pyrénées (1979 à 2015), maître de conférences à l’École Nationale de formation agronomique de ToulouseAlain ParienteMaître de conférences de droit publicFrédéric RolinProfesseur de droit publicCharles Vautrot SchwarzProfesseur de droit public
Experts
Marie France Le BozecAncienne maire de la Ferrière aux étangs (DVD)Thierry ChandernagorMaire de Mortroux (1989 à 2008) (PS) Ancien président du Conseil Général de la CreuseGeneviève BroussyConseillère municipale d’Auch (UMP)Marcel AstrucMaire de Montpeyroux (UMP)Danièle PagesPremière adjointe au maire de Perpignan (UMP)Bertrand SabotAncien adjoint au maire de Meudon. (DVD)

Secrétariat administratif

Direction généraleEric Jalon

Sous directionAgnès Reiner

Chef de bureauClaude Chagnet

Secrétariat du ConseilFarida Belbey

Secrétariat du ConseilMargot Bertaud

La succession des compositions combine renouvellement et forte continuité. Trois membres apparaissent dans les sept mandats, tandis que la structure du Conseil se stabilise dès le deuxième mandat autour de douze élus et douze personnalités qualifiées.

La loi du 3 février 1992 confie formellement la délivrance de l’agrément au ministre de l’Intérieur. Le CNFEL examine les dossiers et formule des avis motivés, mais ceux ci ne sont pas juridiquement contraignants. Cette architecture place le Conseil dans une position consultative, sous une double tutelle politique et administrative.

Dans les premières années, le ministère conserve une capacité d’intervention directe. Il contrôle la nomination de certaines personnalités qualifiées, organise matériellement les séances et maîtrise l’instruction bureaucratique des dossiers. Au cours du premier mandat, il accorde finalement l’agrément à quarante huit organismes refusés par le Conseil, dont quarante sept premières demandes.

Cette subordination ne résume pourtant pas la relation. Les membres du CNFEL défendent une conception plus restrictive de l’accès au marché, maintiennent leurs propres critères et revendiquent la maîtrise du processus. Après le premier mandat, le ministère corrige beaucoup moins les refus de première demande. Son intervention reste toutefois plus présente pour les renouvellements, dont 19,1 % des refus sont finalement sauvés, contre 11,0 % pour les premières demandes.

La décision dépend également des rapports internes au CNFEL. La division entre le collège des élus et celui des personnalités qualifiées ne distribue pas également les positions d’autorité. Un noyau restreint de membres expérimentés concentre progressivement la maîtrise des dossiers, tandis que l’absentéisme fragilise la délibération collective. Sur la période, la présence moyenne ne dépasse que légèrement la moitié des membres.

Enfin, le Conseil entretient des relations changeantes avec les organismes qu’il régule. Dans les années 1990, auditions, échanges et interventions directes servent à organiser un marché encore peu structuré. Après 2000, une autonomisation officielle s’opère, sans faire disparaître les conseils officieux ni les situations de proximité. L’agrément apparaît ainsi comme le produit de relations mouvantes plutôt que comme l’application régulière d’une règle entièrement stabilisée.

La loi reconnaît l’agrément sans définir précisément la doctrine qui doit guider son attribution. Les membres du CNFEL construisent donc la régulation au fil des dossiers, des débats et des difficultés rencontrées. Entre 1993 et 2016, trois modèles se succèdent et transforment les conditions d’entrée et de maintien sur le marché.

De 1993 à 2000, le Conseil adopte une posture de protection. Les membres craignent que les financements publics attirent des structures davantage intéressées par le marché que par les besoins des élus. Ils multiplient les critères, examinent strictement les premières demandes et acceptent à peine plus d’un dossier sur trois. Les règles restent pourtant largement informelles et se forment en séance, par accumulation de précédents.

Au début des années 2000, de nouveaux membres déplacent cette conception. Le CNFEL se présente moins comme un filtre que comme un facilitateur. Les organismes peuvent faire leurs preuves, tandis que le contrôle se déplace vers l’examen des bilans lors du renouvellement. Les données confirment ce changement de focale, car l’activité insuffisante devient le premier motif de refus des renouvellements.

Cette ouverture culmine pendant les quatrième et cinquième mandats pour les premières demandes. Les renouvellements restent, eux, largement acceptés tout au long de la période, avec un taux d’acceptation de 79,8 % au total. Leur contrôle ne disparaît pas, il repose davantage sur la vérification de l’activité effectivement réalisée que sur une nouvelle évaluation complète du projet.

À partir de 2010, les premières demandes sont de nouveau examinées plus rigoureusement. La question des prix, celle des statuts et la destination effective de l’offre occupent une place croissante dans les refus. Ce resserrement ne constitue pas un simple retour à la protection initiale. Il combine des exigences renforcées avec une logique de facilitation maintenue pour les organismes déjà agréés.

Dans cette analyse, un dossier est compté comme accepté lorsque le CNFEL rend un avis favorable à la demande d’agrément. Pour une première demande, cet avis permet à un nouvel organisme d’accéder au marché de la formation des élus locaux. Pour une demande de renouvellement, il permet à un organisme déjà agréé de conserver son agrément. Les taux présentés dans cette partie portent donc sur les avis du CNFEL, avant les éventuels arbitrages du ministère de l’Intérieur.

Le CNFEL se dote rapidement d’une méthode commune de présentation des dossiers. Les rapporteurs examinent le statut, les dirigeants, les moyens, les formateurs, les programmes et les méthodes pédagogiques. Cette apparente standardisation ne produit pourtant pas une égalité de traitement. Les mêmes éléments sont interprétés différemment selon la nature de l’organisme et selon qu’il demande son entrée ou son maintien sur le marché.

Les associations bénéficient d’une forme d’évidence. De nombreux membres du Conseil connaissent l’univers associatif et les réseaux d’élus dont elles sont issues. Cette familiarité nourrit une présomption de proximité avec les besoins des mandataires locaux. Leur taux d’acceptation atteint 55,9 % pour les dossiers de première demande et 86,4 % pour les dossiers de demande de renouvellement, les niveaux les plus élevés des trois secteurs.

Les entreprises font au contraire l’objet d’une suspicion durable. Dans les années 1990, elles sont perçues comme moins familières des élus et davantage attirées par les financements publics. Leur situation se normalise pendant la phase de facilitation, sans effacer l’écart initial. Leur taux d’acceptation ne dépasse que 31,6 % pour les dossiers de première demande et 67,0 % pour les dossiers de demande de renouvellement.

Les établissements publics occupent une position plus ambiguë. Leur prestige institutionnel peut plaider en leur faveur, mais leurs offres sont souvent jugées trop universitaires, trop spécialisées ou insuffisamment adaptées aux réalités locales. Leur taux d’acceptation atteint 45,3 % pour les dossiers de première demande et 72,7 % pour les dossiers de demande de renouvellement.

Les inégalités ne restent donc pas identiques dans le temps, mais elles ne disparaissent jamais. Les associations conservent le meilleur accès dans les deux procédures, tandis que les entreprises restent les plus sévèrement sélectionnées. En régulant différemment l’entrée et le maintien de chaque catégorie, le CNFEL contribue directement à définir les formations auxquelles les élus peuvent accéder.

Source scientifique

Une synthèse fondée sur les archives

La synthèse reprend les résultats de la deuxième partie de la thèse La formation des élus locaux en France, de 1880 à 2020, soutenue par Pierre Camus.

L’infographie exploite les premières demandes et les renouvellements examinés entre 1993 et 2016. Les motifs correspondent à des mentions et peuvent se cumuler dans un même refus. Pour permettre la comparaison entre mandats de tailles différentes, leur fréquence est rapportée au nombre de refus de chaque mandat.

Dans les courbes consacrées aux dossiers de demande de renouvellement, les effectifs du premier mandat sont rattachés au deuxième mandat. Ce regroupement évite de donner un poids excessif à des taux calculés sur un seul dossier pour les entreprises et les établissements publics.

Les totaux des motifs de première demande ont été recalculés à partir des lignes annuelles afin d’inclure les deux années de passage entre mandats. Une discordance d’une unité subsiste dans la ventilation sectorielle des dossiers refusés pour 2010. Elle ne modifie ni les totaux de dossiers ni les taux d’acceptation présentés.